Histoiredeux’s Weblog

refuge des mots

Conduire mai 24, 2008

Classé dans : ainsi va la vie — histoiredeux @ 9:02

Certains matins je me retrouve les yeux encore plein de sommeil à parcourir les routes. Les routes d’une banlieue triste, grise même en plein soleil. Une banlieue qui fait mal aux yeux et au coeur. Des immeubles plein la rue, la misère accrochée aux paraboles des balcons. Concentrée sur le bitume, je lève rarement la tête pour admirer le paysage urbain, toujours le même, ville après ville, feu après feu.

Certains matins nous sommes plus chanceux et nous pouvons laisser le moteur gambader sur les routes de campagnes. Je ne sais pas si les origines de mon enfance remontent à la vue de ces arbres, de ces étendues vertes et des petits bourgs à la publicité antique, mais ces escapades me laissent sur les lèvres un goût de liberté infinie. 

Je me retrouve comme sur mon vélo à pédaler à plein régime pour aller encore, encore plus vite. Pour sentir le vent défaire mes cheveux décoiffés. Pour entendre le rire irrépressible de mon ivresse et sentir ces cris fous se bousculer dans ma gorge. Pour sentir le parfum de la terre et du foin envoûter ma peau dorée. Pour me sentir libre de tous liens et pourtant profondément ancrée dans l’air et le soleil.

 

Je nous emmènerai loin, si loin. Je nous enlèverai du monde et vous n’aurez plus peur de ma joie dionysiaque.

 

 

Vous avez un nouveau blog mai 23, 2008

Classé dans : Uncategorized — histoiredeux @ 8:11

Les jeux sont faits rien ne va plus. 

Un blog. Depuis le temps qu’il me passe sous les yeux celui-là, avec ses consonances étranges, avec ses élans d’audace. Un embryon qui flotte pour le moment dans l’immensité de la toile céleste. Ou pas. J’imagine qu’il y a toujours quelque chose qui nous pousse à justifier notre venue au blog, pourquoi avoir choisi maintenant et pas avant. Pourquoi avoir toujours refusé et puis jour voir notre clavier sévir seul. Un click et vous êtes sur le Net. Si seulement la démarche était si facile. 

Il y a bien quelque chose de terrifiant de dériver ainsi sur les pages d’un google plus ou moins bienveillant. Paradoxalement j’ai choisis le web pour me construire un endroit accueillant, réconfortant. 

Je n’ai qu’un seul espoir, celui de ne pas tomber dans un narcissisme obstiné, dans la mauvaise copie d’un journal intime. Ce blog aura trop de moi. Il sera les miettes qui me construisent. Je n’échapperai pas au narcissisme, tant pis, tant mieux, nous verrons.

 

Cher tous, bienvenu, je vous embarque avec moi, accrochez-vous, vous en aurez besoin.