Les soucis qui barrent le front des amis. La période maussade au soleil. Ou peut-être est-ce une transposition de ma part. Cette envie de se retrancher du monde pour mieux s’exposer à l’essentiel.
Des projets qui s’accumulent tels des petites pierres qui stagnent au fond d’un cours d’eau mugissant. Des envies d’ailleurs toujours, mais des envies de plusieurs aussi. Les grands choix contradictoires, tout vouloir et ne rien laisser, tout prendre avec soi pour ne rien abandonner. Pour ne plus abandonner. Pour ne plus être abandonné.
Les questions qui tournent la tête, pour trancher de nouveau et se retrouver dans les choix soudains. Quitter l’écriture facile, bientôt, toujours bientôt. Partir à la quête du temps perdu sans espoir d’en trouver plus. Désespoir du vide, écrasement de la vitesse, reprise des mains, salto, équilibre, sur le fil.
Nous sommes tous sur le fils. De nos espoirs démesurés, de nos larmes ridicules, de nos coups de tête insensés. Mais je ne suis plus seule à jouer, tous sont rentrés dans la ronde et me mènent au pas.
Et c’est reparti!

