Parce que le temps passe et trépasse, que je m’aperçois de la vacuité de mon écriture. Parce que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans la réflexion de la vie, bousculée, vivante, d’une flexibilité désinvolte et admirable. L’essentiel est dans l’entrainement quotidien, le ravissement, tel celui de Lol V.Stein.
Parce que ma matière est dans la sculpture du vivant,
Parce qu’il faut savoir perdre pour reprendre pied. Apprendre à respirer seule, librement.
Parce que ma vie est ailleurs, parce que ma force doit me porter plus loin.
j’arrêterai d’écrire des lignes angoissée sur une interface froide. Car mes mots n’ont de sens que pour ceux qui savent les recevoir. Sans cela la parole reste figée, morte.
Les projets ne peuvent plus s’inscrire dans les pages vertes? J’en rouvrirai d’autres, qui ne porteront plus le sceau de mes angoisses circulaires. J’ouvrirai des pages sur le monde, tel qu’il se déroule devant moi.
Je ne finis pas, je commence à peine.

