Le souffle léger, le ventre qui s’arrondit doucement. Les bras qui se lient dans le noir, qui se croisent sans jamais pouvoir se toucher. Glissement soudain, retenir les chutes. Eau qui coule sans sensation de bien-être.
Le long de la peau, le souffle ardent de la Ville. Ne pas souffler sur les braises. Les enterrer pour brûler plus fort, plus haut. Brûler encore comme si je ne devais jamais renaître. La Ville tatouée au fond de moi ou moi tatoué au fond d’elle. La Ville, ma plus belle amante, qui me nourrit entièrement, qui me brise d’un éclat de rire ou de douleur. Elle dominera mon angoisse et mes folies. Elle a les mots indolents qui me voile d’un sixième sens aussi éphémère que délicieux. Mon cynisme n’aura de limite que ton indifférence.
Les bras qui se lèvent pour accueillir la musique. Le pas qui court sans le vouloir, la main au-delà de tout, de toi. Le simple et le léger/ Le discours qui délivre, le feuilleté des mots, leur chair et leur désir. Les mots sensuels qui parcourent mes lèvres closes par des baisers insolents dont le rêve donne la nausée. L’incohérence qui reprend son sens au bruit de mes pas sur le béton reconnu. La femme a tué la fille, le trop a tué le plein. Je déborde.
L’homme lâche recule doucement. L’impression est trop forte. Les voiles du quotidien te sont trop lourd, tu ne sais pas rêver les yeux ouverts. L’incompréhension est de briques bleus, il ne comprend pas le soleil. J’ai défais les rubans dans le noir mais je ne serai jamais nue. L’incohérence sera toujours la plus forte, penser par image quand on ne raisonne que par les mots. Ma vérité est fulgurance, elle te tuerait.

