Il balance dans le vide. Suspendu à un fil, nouvel Angus, étroit.
Mouvement aléatoire, tressaillements soudains, et puis le calme. Electrisation du fil de fer qui tremble sous le souffle ardent. Le squelette dénudé, seul, ridicule, a perdu ses atours. La chair s’est écoulée et n’a laissé que l’os à la forme bizarre et cassée. Le triangle pend à son bras. Le nu est devenu bracelet, protecteur peu engageant. Entre le vide et le lien, un rire sardonique le fait trembler. Les angles tranchants s’accrochent à sa peau nue.
Bascule.
Elle cache la solitude de la désolation. Les rubans rouge et or se risquent le long des arêtes effilées, le tulle lui donne ses formes folles et désordonnées. Le rire retrouvé s’accroche aux perles et aux traces de rouge à lèvre. Plus de trait léger et gris lesté, il devient l’objet de ses sollicitudes. Lui donner le poids des mots qui habillent, la nudité de la force aux épaules découvertes. Lui donner le poids de la danse pour renverser les lumières et éclairer le ciel ébloui, tapage de la beauté nue.

