Re-thé des matins calmes. Matins où il faut soigner les tourmentes des semaines agitées. Le matin où j’écoute d’une oreille nonchalante les informations déversées par la radio qui se fait moins bruyante car épurée des bruits du quotidien. J’aime prendre des nouvelles du monde, savoir ce qu’il s’est passé durant mon sommeil. Devant un thé fumant je me réintégre petit à petit à la vie battante de dehors.
Pourtant, moi, petit noyau dur qui ne réussit à s’assimiler nulle part, je me sens écartelée. Mon identité craque dangereusement et je lutte contre l’étiolement. J’ai toujours été fière de mes facettes, de ma capacité à m’étendre, absorber, changer. Mais au quotidien tout cela me semble maintenant fatiguant d’être appelée de toute part. Ou plutôt de me remettre en cause de toute part. J’ai la fâcheuse habitude de me régler sur le mode femme parfaite. Surprenante, rassurante, etc, etc.
but I failed
entre énervements et crises de nerfs je sens que mon corps ne tient plus, qu’il me réclame le calme, une échappé hors de la jalousie et des plans inconcevables. Hors de l’ambition et de l’orgueil, de l’échec et de l’angoisse.
Il me demande des vacances simples ponctués de rires et de chansons, est-ce qu’on peut trouvé cela en plein de coeur de Paris?

