Histoiredeux’s Weblog

refuge des mots

implosion juillet 20, 2008

Classé dans : Uncategorized — histoiredeux @ 11:02

Re-thé des matins calmes. Matins où il faut soigner les tourmentes des semaines agitées. Le matin où j’écoute d’une oreille nonchalante les informations déversées par la radio qui se fait moins bruyante car épurée des bruits du quotidien.  J’aime prendre des nouvelles du monde, savoir ce qu’il s’est passé durant mon sommeil. Devant un thé fumant je me réintégre petit à petit à la vie battante de dehors. 

 

Pourtant, moi, petit noyau dur qui ne réussit à s’assimiler nulle part, je me sens écartelée. Mon identité craque dangereusement et je lutte contre l’étiolement. J’ai toujours été fière de mes facettes, de ma capacité à m’étendre, absorber, changer. Mais au quotidien tout cela me semble maintenant fatiguant d’être appelée de toute part. Ou plutôt de me remettre en cause de toute part. J’ai la fâcheuse habitude de me régler sur le mode femme parfaite. Surprenante, rassurante, etc, etc.

but I failed

 entre énervements et crises de nerfs je sens que mon corps ne tient plus, qu’il me réclame le calme, une échappé hors de la jalousie et des plans inconcevables. Hors de l’ambition et de l’orgueil, de l’échec et de  l’angoisse. 

Il me demande des vacances simples ponctués de rires et de chansons, est-ce qu’on peut trouvé cela en plein de coeur de Paris?

 

Photos juillet 3, 2008

Classé dans : Uncategorized — histoiredeux @ 6:54

comment décrire une photo et le choc qu’elle nous procure?

Il y a la texture, toutes ces matières que l’on ne sentait pas mais qui viennent titiller nos sens. 

Elle nous présente le grain d’une peau que nous sentons par nos yeux. Chaque matière s’anime. Nous en  ressentons toutes les aspérités, les moindres détails de leur finesse. Nous les vivons tantôt rugueux mais souvent lisses et d’un esthétisme parfait. 

Je ne sais pas ce que c’est qu’est la photographie d’art. Ces morceaux de la réalité coupés de leur contexte, grossis, embellis parfois à l’extrême. Nous sommes fascinés par la photo alors que nous ne le serions pas devant l’obet qu’il représente. Il est un médiateur formidable qui décuple nos émotions. Qui nous les rendent palpables, entièrement analysables ou presque. 

Il y a le sujet, tout, n’importe quoi. Je m’imagine le photographe, en balade, avec son matériel. Ce matériel qui ne pèse rien dans le rendu final, mais qui est là, disponible, rendant les prises belles et faciles. 

J’aime leurs sujets. Les gens, tous beaux, tous rendus à leur humanité belle et désirable. Cela m’aide de penser que tout le monde a en lui cet éclat de beauté indissoluble et indestructible. Dans le métro, je regarde ces gens, cette masse inerte, mouvante et obstinée. Je les regarde un à un, je les tire du flou des “gens”, je les regarde. Je ne veux pas qu’ils croient quoique ce soit, juste que là, en cet instant précis, je les trouve beau, je tire le meilleur parti d’eux, je ne les juge pas. 

Il y a donc le sujet de la photo. Derrière un appareil je ne suis confrontée qu’à des sujets touristiques. Les quelques clichés que je prends ne sont pas beaux parce que je veux tout mettre dedans. Le soleil, la mer, ma joie, les personnes présentes… Les photos disent beaucoup en concentrant leur vue, en ne captant que le substrat, ce qu’il ne fallait pas rater. 

Les photographies me fascinent par leur arbitraire. Pourquoi ce trombone, cette roue, ce monument?

Puisque l’objectif rend tout beau, pourquoi ne pas tout photographier?

Il y a beaucoup plus dans une photo, il y a une véritable magie et les peuples qui ne la connaissaient pas ont bien raison de s’en méfier. Les photographies sont magiques, elles ont le pouvoir des images qui rendent les choses absentent immédiatement présentes à nous. Elles cristallisent le moment en le rendant éternel. Elles prennent le droit de recréer un monde pourvu d’un seul oeil.