pas de courrier aujourd’hui
un blog qui s’enterre
comment vais-je sauver ma journée?
je sais que je devrais travailler.
Voici une phrase qui me hantera sûrement toute ma vie
et qui doit être le refrain de tous les étudiants qui luttent un tant soit peu pour clôturer leur année
il est 11h58 et il va falloir se battre pour que cette journée ressemble à quelque chose, bon prenons d’abord un thé, nous verrons le reste ensuite.
j’aimerais écrire, ce ne sont pas les pages vides qui manquent en ce moment. Quand je regarde la vie autour de moi et ses les gens, je me dis que j’aimerais écrire. Ce que j’écris est trop abstrait, il part dans un drapé de sentiments mielleux et dégoulinants, il analyse l’anatomie de chacune de mes émotions.
Il me faudrait retrouver le contact avec la terre, c’est là que je dois puiser une écriture cohérente avec moi-même et avec le monde qui m’entoure. Mais cette écriture là se fait sur le vif, dans l’observation quotidienne. C’est là où il faudrait avoir sous la main des mots dociles qui épousent les formes de ma pensée et le rendu exact de mes yeux.
Mais lorsque qu’un stylo tente de les fixer, ils se réduisent en fantômes, perdent leur consistance rêvée. Et devant moi, je n’ai plus que les restes d’une pensée miracle, les subsides d’un trait éclatant et drôle.
J’aurais dû appeler ce blog “des chroniques du monde”, pas que je sois baroudeuse, je n’en prends ni le temps, ni les moyens.
Non, les chroniques de mon monde, de mes explorations dans les mêmes quartiers de Paris, des gens rencontrés intentionnellement ou non, des histoires vécues ou inventées.
Oui j’aimerais que vous vous déléctiez de tout cela.
Je vous promets beaucoup n’est-ce pas? Je ne sais pas si j’en serai capable un jour mais rien n’empêche de le formuler. Je ne désespère pas que l’écriture suive, plus déliée, plus fluide.
Parce que je ne pense pas que tenir un blog soit has been….


