Aie aie aie, me voici bien indigne d’un tel affront. Je dois dire pour ma défense que j’avais aussi oublié internet à défaut de ne pas l’avoir.
Donc aucune surprise en regardant l’état de mes statistiques dont le rythme cardiaque frise celui d’un mort. J’avais oublié ce que j’ai dû appelé ou pensé un “nid douillet” de la pensée. Cela ne pouvait pas être parce que je manque de temps. Je manque de patience, je manque de pratique. Je n’arrive pas à domestiquer ma pensée qur l’écran. Je parle tellement de mes actes et gestes qu’ils sont déjà épuisés une fois arrivés sur l’écran. Mille et une chose encore.
Je m’étais imaginée cet espace comme un lieu intime partagé par tous. Un tous que je ne connaîtrais pas. Qui, forcement, serait comme attirés par les charmes de mon écriture divine (aie). Un espace pour moi, lorsque je vivrai avec toi, pour faire face à l’étouffement, aux liens qui se resserent trop. Il n’en ai rien parce que tout à changer.
Parce qu’il n’y a plus de “toi”, enfin plus comme avant. Alors il y a des petites crises du moi. Des pertes de connaissances, des remontées en puissances, des petites incohérences indescelable pour celui qui ne connaît pas, immense pour l’autre.
Et puis il y a la perte de désir, puis le trop de désir dont on ne sait plus sur qui le décharger. Il y a trop, il y a moi auquel je n’ai plus confiance. Parce que le désir trahi. Parce que je ne veux pas me trahir, nous trahir. Parce que je pave mon chemin de calme en laissant de côté les appels débridés.
Parce qu’une fois encore ce texte est incompréhensif.



