Histoiredeux’s Weblog

refuge des mots

sans titre mai 17, 2011

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 8:51

Les soucis qui barrent le front des amis. La période maussade au soleil. Ou peut-être est-ce une transposition de ma part. Cette envie de se retrancher du monde pour mieux s’exposer à l’essentiel.

Des projets qui s’accumulent tels des petites pierres qui stagnent au fond d’un cours d’eau mugissant. Des envies d’ailleurs toujours, mais des envies de plusieurs aussi. Les grands choix contradictoires, tout vouloir et ne rien laisser, tout prendre avec soi pour ne rien abandonner. Pour ne plus abandonner. Pour ne plus être abandonné.

Les questions qui tournent la tête, pour trancher de nouveau et se retrouver dans les choix soudains. Quitter l’écriture facile, bientôt, toujours bientôt. Partir à la quête du temps perdu sans espoir d’en trouver plus. Désespoir du vide, écrasement de la vitesse, reprise des mains, salto, équilibre, sur le fil.

Nous sommes tous sur le fils. De nos espoirs démesurés, de nos larmes ridicules, de nos coups de tête insensés. Mais je ne suis plus seule à jouer, tous sont rentrés dans la ronde et me mènent au pas.

Et c’est reparti!

 

go on, go on! avril 7, 2011

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 9:37

Retour de l’été et des robes légères.

Force et peur des projets fous.

Exposition du moi trop important. Rebalance incessante.

Rire des regards, se foutre du regard des autres, tant que les plus importants subsistent.

 

Sunshine février 6, 2011

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 9:53

La sensation du soleil qui lèche la peau, qui se frotte aux vêtements noirs, qui tente d’explorer chaque partie d’elle. Elle reste assise sous la douce brûlure qui réchauffe ses membres meurtris par un hiver trop long.

De temps en temps, une toux rauque s’échappe de ses lèvres. La superposition improbable d’épaisseurs en tous genre ne l’auront pas protégée d’un rhume tardif aux quintes aussi épisodiques que persistantes.

L’écran orange a remplacé les cauchemars noirs derrières ses yeux fatigués. La chaleur solaire est une écharpe d’assurance bienvenue. Assise au milieu du flux mouvant des promeneurs qui chuchotent, qui crient, qui se taisent, seul ou en délégation, elle ne prend plus la peine d’ouvrir un oeil quand les cris sauvages de jeunes ouistiti ragaillardis par les beaux jours se rapprochent dangereusement.

Elle a réappris entre deux lignes que le silence soudain fait réapparaître des angoisses tapies mais elle a appris à faire face, à serrer les dents, à rester illuminée par les projets couverts d’une épaisse couche d’ennui poisseux. Elle rirait bien, elle pleurerait bien mais le ressort est cassé, quelque chose a cédé quelque part entre le coeur et le cerveau. Alors, elle se laisse réchauffée et le murmure de la Ville rythme ses pensées épars.

 

Souviens toi des belles choses novembre 6, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 8:11

Parce que le temps passe et trépasse, que je m’aperçois de la vacuité de mon écriture. Parce que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans la réflexion de la vie, bousculée, vivante, d’une flexibilité désinvolte et admirable. L’essentiel est dans l’entrainement quotidien, le ravissement, tel celui de Lol V.Stein.

Parce que ma matière est dans la sculpture du vivant,

Parce qu’il faut savoir perdre pour reprendre pied. Apprendre à respirer seule, librement.

Parce que ma vie est ailleurs, parce que ma force doit me porter plus loin.

j’arrêterai d’écrire des lignes angoissée sur une interface froide. Car mes mots n’ont de sens que pour ceux qui savent les recevoir. Sans cela la parole reste figée, morte.

Les projets ne peuvent plus s’inscrire dans les pages vertes? J’en rouvrirai d’autres, qui ne porteront plus le sceau de mes angoisses circulaires. J’ouvrirai des pages sur le monde, tel qu’il se déroule devant moi.

Je ne finis pas, je commence à peine.

 

The partisan septembre 10, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 3:08

Il est tant de choses que je ne connais pas. Angoisse et surplus de force du Titan qui sommeille en moi. Il est si facile de se connaître, il est si dur de basculer dans le monde.

Il faut être un saint, sain, sein, pour accomplir ce qu’on se promet chaque jour au réveil. Continuer se laisser porter par les vagues, espoir ou désespoir ne sont que les facettes d’une même médaille. Lâcher prise pour ne plus se cogner.

 

juillet 30, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 12:04

Croquant ma pomme, je me suis retrouvée nez-à-nez avec un ver, tout vert. Il sentait encore le jardin fraichement cueilli.

 

Fifty ways to leave your lovers juillet 21, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 7:56

Les jeunes filles de 25 ans sont de drôles de créatures. Elles vous entrainent dans un tourbillon de vie intense, papillonante et palpitante. Elles vont et viennent indifférentes ou passionnées.

Le rire alterne avec l’angoisse renouvelée. Nous ne voulons ressemblées à personne, nous ne voulons pas reproduire les schémas inassumés, nous tremblons de refaire les erreurs de nos parents. Alors nous en créons d’autres. Il y a toujours les mêmes questions, réussirons-nous? Trouverons-nous une personne aimée et aimante avec qui partager nos moments de folies et nos peurs souterraines? Saurons-nous être ces être merveilleux à la vie épanouie et démultiplié

Nous partons en quête de l’harmonie désirée, celle du corps et de l’âme; nous refusons les compromis, nous menons la vie dure à ceux qui ne sont pas assez accrochés à notre peau.

Nous regardons le monde comme la vaste étendue de tous nos possibles; nous rêvons d’ailleurs et d’ici; nous sommes capables de tout, électrisées et hystériques.

Défaire et refaire notre monde semé de nos admirations, des éblouissements quotidiens, des regards complices et des fous rire. Un pas devant l’autre, ne jamais regarder en arrière, l’indépendance aux cheveux libres pour seule effigie.

Les jeunes filles de 25 ans croient encore. Elles trainent leur cynisme le long des bars, retrouvent la foi sur la peau de l’Autre, repartent faire voler leur jupe en haut de leur talons. Trop de hauteur, trop de mouvement, nous deviendront équilibristes.

Les jeunes filles de 25 ans sont le tissu de la séduction, leur mains façonnent les rêves inavouées.

 

Sous la chaleur des toits juillet 13, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 9:10

Le souffle des mots dans la Ville brûlante. L’intelligence déliée et les pas qui se succèdent. Revenir bientôt pour écrire ce nouveau monde qui se dessine dans l’abolition de l’angoisse, dans le retour de la douceur et des bras bienvaillants.

Un ange veille sur moi.

 

Respiration juin 25, 2010

Filed under: ainsi va la vie — histoiredeux @ 11:29

Le souffle léger, le ventre qui s’arrondit doucement. Les bras qui se lient dans le noir, qui se croisent sans jamais pouvoir se toucher. Glissement soudain, retenir les chutes. Eau qui coule sans sensation de bien-être.

Le long de la peau, le souffle ardent de la Ville. Ne pas souffler sur les braises. Les enterrer pour brûler plus fort, plus haut. Brûler encore comme si je ne devais jamais renaître. La Ville tatouée au fond de moi ou moi tatoué au fond d’elle. La Ville, ma plus belle amante, qui me nourrit entièrement, qui me brise d’un éclat de rire ou de douleur. Elle dominera mon angoisse et mes folies. Elle a les mots indolents qui me voile d’un sixième sens aussi éphémère que délicieux. Mon cynisme n’aura de limite que ton indifférence.

Les bras qui se lèvent pour accueillir la musique. Le pas qui court sans le vouloir, la main au-delà de tout, de toi. Le simple et le léger/ Le discours qui délivre, le feuilleté des mots, leur chair et leur désir. Les mots sensuels qui parcourent mes lèvres closes par des baisers insolents dont le rêve donne la nausée. L’incohérence qui reprend son sens au bruit de mes pas sur le béton reconnu. La femme a tué la fille, le trop a tué le plein. Je déborde.

L’homme lâche recule doucement. L’impression est trop forte. Les voiles du quotidien te sont trop lourd, tu ne sais pas rêver les yeux ouverts. L’incompréhension est de briques bleus, il ne comprend pas le soleil. J’ai défais les rubans dans le noir mais je ne serai jamais nue. L’incohérence sera toujours la plus forte, penser par image quand on ne raisonne que par les mots. Ma vérité est fulgurance, elle te tuerait.

 

Le cintre. juin 10, 2010

Filed under: histoire de — histoiredeux @ 10:02

Il balance dans le vide. Suspendu à un fil, nouvel Angus, étroit.

Mouvement aléatoire, tressaillements soudains, et puis le calme. Electrisation du fil de fer qui tremble sous le souffle ardent. Le squelette  dénudé, seul, ridicule, a perdu ses atours. La chair s’est écoulée et n’a laissé que l’os à la forme bizarre et cassée. Le triangle pend à son bras. Le nu est devenu bracelet, protecteur peu engageant. Entre le vide et le lien, un rire sardonique le fait trembler. Les angles tranchants s’accrochent à sa peau nue.

Bascule.

Elle cache la solitude de la désolation. Les rubans rouge et or se risquent le long des arêtes effilées, le tulle lui donne ses formes folles et désordonnées. Le rire retrouvé s’accroche aux perles et aux traces de rouge à lèvre. Plus de trait léger et gris  lesté, il devient l’objet de ses sollicitudes. Lui donner le poids des mots qui habillent, la nudité de la force aux épaules découvertes. Lui donner le poids de la danse pour renverser les lumières et éclairer le ciel ébloui, tapage de la beauté nue.

 

 
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